Manger de la viande, un peu, beaucoup, pas du tout ?

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J’ai été élevée en milieu rural, au sein d’une famille bien française, où la viande avait sa place midi et soir sur la  table.
Je suis de nature curieuse et j'ai notre société pronnant un mode de vie sain, j'ai voulu tester 15 jours sans viande ni poisson :
Je me suis lancée dans cette expérience, sans transition, du jour au lendemain, j’ai cessé de manger de la viande et du poisson ! Je me suis donc conditionnée à ce changement à grand renfort de céréales, graines, produits laitiers et œufs.
Ces 15 jours se sont passés sans encombres, à vrai dire, aucune envie de me jeter sur un steak, la viande ne me manquait pas du tout.
Ce qui s’est avéré plus compliqué, c’est de repenser la façon de préparer mes menus et de prendre en compte que mes enfants et mon mari ne suivait pas mon régime. Il m’as donc fallu jongler entre préparer mes repas, et les leurs.
Je pense que cette façon d’intégrer la viande dans nos repas est quelque chose de très culturel. J’avais déjà pris l’habitude depuis de nombreuses années de ne manger de la viande que 4 à 5 fois par semaine, pas par obligation, mais par le fait que je ne sois pas non plus une amoureuse de la carne !
Les repas dominicaux chez nos parents ont été plus compliqués. J’ai eu le droit à «  Qu’est-ce que c’est que cette lubie ? » «  Tu fais n’importe quoi, tu vas être carencée », « Tu ne montres pas l’exemple à tes enfants ».
J’ai voulu défendre mon expérience avec de bons arguments mais c’était peine perdue. Les traditions ont la peau dure !


Au terme de ces 15 jours, j’avoue n’avoir ressentie aucune différence au niveau de mon corps, je n’étais pas fatiguée, je n’avais ni grossi, ni maigri, je me sentais bien.

 


Ce bilan a donc été très positif
Alors pourquoi  ne pas continuer me direz-vous ?
Parce que, je trouve que c’est compliqué au quotidien, avec des enfants en bas âge , une vie active, de nombreuses sorties et que je n’aime pas être bridée dans mes choix , si j’ai envie de manger un bout de poulet , je vais aller m’acheter un bon poulet fermier, alors oui le prix sera plus cher mais la qualité sera au rendez-vous, et oui au lieu d’en manger tous les jours, j’en mangerai moins souvent ! Il est là le bon équilibre.
J’ai donc découvert que ma façon de faire depuis quelques années avait donc un nom : LE FLEXITARISME
Et j’aime le fait de pouvoir être flexible dans ma pratique végétarienne !
Cette pratique à de nombreux avantages :

Etre flexitarien : c’est avant tout un état d’esprit, les bénéfices à en tirer sont multiples :


C’est bon pour la planète : l’élevage industriel à un cout, nécessite beaucoup de nourriture pour les animaux, beaucoup d’eau pour cultiver la nourriture destinée aux bêtes. Par ailleurs on peut également mettre en lumière la question du traitement des animaux.  


C’est bon pour notre portemonnaie : Et oui ce n’est pas une surprise, la viande coute cher, et devient un petit luxe pour certains

C’est bon pour notre santé : Les études montrent bien qu’à plus ou moins long terme une consommation excessive de viande est mauvaise pour la santé, trop de graisses d’origine animales seraient la cause de l’augmentation des maladies chroniques comme le diabète, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires et certains cancers.


Voilà tout est dit… pour moi en tout cas la transition se fera en douceur !

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